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Grand consommateur de succès étrangers
(anglais, américains ou italiens), « le père tranquille
du twist » manifesta, la plupart du temps, un goût sûr
et ses adaptations (signées André Salvet, Lucien Morisse,
Guy Bertret, Pierre Delanoë, Georges Aber, Hubert Ithier, Manou Roblin
ou, parfois, Richard Anthony) se sont imposées, laissant dans l'oubli
les versions originales (J'entends siffler le train, J'irai twister le
blues...).
Le premier CD, qui réédite le 30 cm de 1961, est un album
essentiellement twist (Let's twist again, Fiche le camp, Jack, Tu peux
la prendre). Il est complété de dix titres de la même
époque (Avec une poignée de terre, Laissez entrer le soleil,
Leçon de twist, Ya ya twist...) et offre un inédit, Runaway,
de Del Shannon (devenu Vanina par Dave dans la décennie suivante).
Sur le deuxième CD, Anthony reprend quelques grands succès
internationaux de l'année 1962 : Take five (Ne boude pas), Desafinado
(Faits pour s'aimer, adaptation d'Eddy Marnay), I can't stop loving you
(C'était plus fort que nous), Unchain my heart (Délivre-moi),
Dream baby (Cri de ma vie). Il s'essaye parfois à chanter en anglais
(Early in the morning) et adapte un air du folklore (Loin). Trois inédits
en fin de CD, notamment la version originale de J'entends siffler le train
(500 miles, chanson créée par le groupe américain
The Journeymen), sur l'arrangement de Christian Chevallier, et une adaptation
en anglais de À Malypense de Leny Escudero (Walking alone), enregistrée
en 1963.Moins de chansons immortelles sur le troisième 30 cm paru
en 1963.
Anthony emprunte un titre à Bécaud (Au revoir), un succès
aux Cascades, également enregistré par Sylvie Vartan (En
écoutant la pluie) et adapte Hal David et Burt Bacharach (Donne-moi
ma chance). Parmi les huit inédits qui complètent ce troisième
CD, on trouve la version italienne de J'entends siffler le train (Il treno
va), une version allemande de Loin (Weit, weit) et une double version
(anglaise et italienne) de Donne-moi ma chance.
En 1964, à l'exception d'une chanson originale signée Saka
et Bourtayre (Qu'est-ce qui m'attend), Anthony enregistre essentiellement
des succès étrangers : créés par Dusty Springfield
(À présent tu peux t'en aller, adaptation signée
Rivière et Bourgeois), les Beatles (All my loving), les Crystals
(Et je m'en vais) ou Bob Dylan (Écoute dans le vent, adaptation
signée Pierre Dorsey). Anthony enregistre aussi des airs de Hammerstein
et Rodgers (Rien que toi, v. f. signée Jean-Claude Annoux), Leonard
Bernstein (Maria, le tube de West Side Story adapté par Michel
Rivgauche) et reprend en duo avec une petite fille un standard de Jimmy
Van Heusen, connu par Bing Crosby et Sinatra (À toi de choisir).
Douze bonus complètent ce CD, notamment une très belle chanson,
rarement rééditée, adaptation par Richard lui-même
de A song for young love : Le ciel est si beau ce soir.
Raoul Bellaïche
4 CD Magic Records /EMI 497 580-2, 497 581-2, 497 569-2,
497 570-2.
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